Vivre dans l’histoire, vivre dans le palais de Dioclétien à Split

Les enjeux de la mondialisation du patrimoine face à ses habitants

Hana Kovač

Directrice de mémoire Barbara Morovich

2016/2017

Le palais de Dioclétien, aujourd’hui protégé par l'UNESCO, est l’un des monuments croates les plus précieux. Il a été construit au début du IIIème siècle. Plus de 1700 ans plus tard, le palais de Dioclétien se tient toujours debout sur les bords de la mer Adriatique et attire de nombreux chercheurs et experts ainsi qu’un grand nombre de touristes et de visiteurs.

Aujourd'hui, le palais est toujours habité bien que le nombre d’habitants en soit désormais réduit. Ce fait rend le palais spécial, vu qu’il s’agit d’un des derniers palais romains à être encore habité : il vit et respire avec ses habitants. Ces derniers constituent une partie essentielle du site

Le développement des activités touristiques et culturelles, la réactivation du marché immobilier, la redéfinition de l'offre commerciale et l'essor de nouveaux courants migratoires (habitants-touristes) ont bien sûr modifié le palais de Dioclétien.

Il est clair que jusqu’à maintenant, les décisions qui ont été prises concernant le palais de Dioclétien ont marginalisé la question de réhabilitation pourtant nécessaire du noyau de Split au profit du développement touristique à court terme. Nous essaierons, dans ce mémoire, de déterminer si un processus de revitalisation du palais de Dioclétien est encore possible et si c’est le cas, de définir sur quels leviers il serait possible d’agir pour valoriser l’habitation et préserver l’authenticité du centre historique de Split.

 

Il s’agira donc de comprendre et d’identifier les facteurs économiques,touristique,urbains et sociaux qui affectent le plus la vie des habitants d’aujourd’hui au sein du palais et de décrire les stratégies possibles pour y faire face.

 

Nous nous sommes attachés à montrer que les habitants sont aussi importants que les formes urbaines et le patrimoine culturel.

 

La synergie entre le site archéologique et ses résidents est incontestable.

 

Le dispositif de revitalisation devrait donc être le résultat de la mise en place d’une série de pratiques multidisciplinaires.  faisant appel à des architectes, des urbanistes, des sociologues et anthropologues, des spécialistes de la restauration et de la protection du patrimoine, des économistes, à la municipalité et surtout aux habitants qui sont les premiers concernés par l’avenir de leur lieu de résidence.